Une vraie machine !

Tu as une bonne idée du quotidien d’un mécanicien… Mais l’ingénieur mécanicien, lui, l’imagines-tu aussi avec les mains et la salopette de travail noires de graisses ? Ça arrive parfois ! Mais le plus souvent, il est devant un ordinateur, à sa table à dessin électronique, en rencontre avec ses collègues, dans l’usine pour superviser une installation ou dans une salle d’essais. Il recherche les meilleures innovations qui s’appliquent à l’aérospatiale, il conçoit des appareils (machinerie, production d’énergie, transport, fabrication, etc.) performants pour assembler et faire fonctionner des aéronefs. Il supervise les essais et la mise en place, voit à la bonne marche de l’exploitation et à l’entretien des installations mécaniques.

L’ingénieur mécanicien en aérospatiale travaille en étroite collaboration avec les autres ingénieurs (civils, électriciens, informatique, industriels et autres). Ses compétences en communication, sa polyvalence et sa mobilité sont donc fort importantes.

Pour Olivier Roy, ingénieur dans l’équipe de Robotique et automatisation de Messier-Bugatti-Dowty à Mirabel, l’avenir de la mécanique aérospatiale passe beaucoup par la gestion du changement. « La programmation de robots, par logiciel informatique, dans un contexte de fabrication de pièces aéronautiques, est très nouvelle. Il faut connaître à fond les logiciels et adapter la programmation de sorte que les codes générés reflètent le plus fidèlement possible l’application en question. L’implication à tous les niveaux des gens touchés par ce changement est cruciale, et spécialement les opérateurs, qui sont les experts les mieux qualifiés pour juger du bon travail des robots. Rien ne remplace les yeux et le cerveau d’un humain ! » souligne-t-il.

Scolarité

Comme pour tout ingénieur, un baccalauréat et l’adhésion à l’Ordre des ingénieurs du Québec sont la base de la formation. En effet, un autre diplôme (bac, maîtrise ou doctorat) dans une discipline connexe constitue un grand avantage. Aussi, le bilinguisme, la maîtrise d’outils informatiques propres au génie mécanique, de logiciels utilitaires et même des compétences en programmation sont des atouts non négligeables. On est ici bien au-delà du changement de pneus et de la vidange d’huile du moteur de ta première voiture !

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